Entrelacs


Il reste des étoiles sur mes entours-
Juste un peu-
Trop peu pour en offrir-
Au passant, au dimanche, à demain
Ce cinq heures du matin- interstice- l'heure du possible- l'heure de l'envergure
La nuit était trop pâle pour m'y tenir- croire en ces rêves délavés
La fumée était trop forte pour ne pas être là-
Combien de pensées ont franchi la limite du jour?-
Quelle amertume sera ma fibre d'aujourd'hui?-
Quel être sera assez agenouillé pour me reconnaître?-
La réponse s'en remettra au temps- je ne plierai point, moi-
Car ma chair sursaute encore- de la foudre d'hier- et en cela
Il reste des étoiles sur mes entours- Pour tenir l'instant- Édifier la suite-
Mais comment en être certaine à cinq heure du matin
Parenthèses au monde- territoire délabré- si seule et si riche de visages-
De ces êtres trop connus, trop perdus- Ces farandoles anthropomorphes- sans yeux- Et sans vibration donc-
Je regarde comment ils continuent- comment ils courent- Comme ils sont certains- épris dans le sommeil de ces cinq heures du matin- Ils ont posé leur chapeau au sol- mais je les vois toujours moi- les chapeaux ont ce vice de demeurer jusqu'à ce qu'un vent d'étant les emporte- les entrechoque- Et je ne parle pas de ces tournants qui sont en fait si droits- si prévisibles- j'en reviens toujours au coeur- à cette profondeur que je veux à cette surface- ontologique- les tournants ne font que broyer les pistes en fin de compte- ils rajoutent ces haut-de forme- et ils veulent croire en une anomalie singulière qui fait leur personne- mais combien d'autres figures suivent cette farandole- éventrées par les mêmes vices- la quête d'un sur- soi- le sourire fait, défait et refait pour mille personnes qui se ressemblent toujours un peu- et on partage et on y croit et on adhère et on se prend la main- Viens, on retourne sur le chemin- et on crève là parce que le rythme des uns est déjà trop emprunté pour suivre une minute celui de l'autre- Il faut avoir 17 ans, j'en conviens ou la trentaine égarée pour ouvrir les yeux- et s'emparer de toute étoile filante- parce qu'on la cherche tellement et à la fois on y croit plus.
Je n'y crois plus- moi voyez vous- ça me fait sourire de soulever l'aube et d'entrevoir ces pâles figures- tellement plus écarlates que la mienne- Elles vivent elles par la chute des heures- Et je m'enfonce moi entre deux secondes de réel- Combien de temps vais-je rester à ma fenêtre- n'usant que de mes yeux- Et qu'il se taise ce coeur- ces viles vibrations qui m'embrassent de l'autre côté- avec vous- avec eux- vous voyez bien que je ne suis pas faîte dans le même tissu- votre plein fait mon vide- Vice- versa- Les questions trépignent, la fatigue de l'autre est revenue- je suis retournée à ma fenêtre mais du bon côté cette fois- Vers eux- Vers vous- Non plus à demi- peignant mes étincelles d'égocentrisme macabre- Regardez à quel point je suis à ma fenêtre- Il n'y a pas là une question d'étages- ni même une question de monde-
je vous parle de cet attrait infiniment répulsif qui rend phénoménale la chose d'en face comme la chose d'à côté- je vous parle de ce regard qui a pour seul éloge de voir ce qui est- je vous parle de surface- rien d'autre- le trop- le moins- le caché- je ne sais pas- je ne vois pas- ça me démolit plus vite que l'instant qui s'éclipse- ça se pointe en moi comme une hystérie fleurissante- Celle qui naît du remord de ne pouvoir placer quelque part- ni même dans un seul regard extérieur- l'éternel remord qu'une seconde est en train de mourir.

Ce cinq heures est en or- mais je reste ici- pour ne point me risquer encore une fois à me laisser entrelacer dans des passions qui ne sont pas les miennes- la soif du monde et la soif de soi- la soif de courir- Cette soif si banale malgré la croyance qui l'entoure- La mienne, Passion, n'est pas de celle qui fait ou fera quelque chose de moi- le "faire" est une couche an-ontologique. Elle est- et me relie aux choses qui sont. Mais tout est fait pour- que les choses ne soient pas seulement- Et ces amoureux- ne sont pas si amoureux- Et la rosée et la nausée de ces cinq heures se confondent et un discernement est épuisant à cette heure- parce que- je suis bien seule à ma fenêtre-

# Postato lunedì 08 settembre 2008 01:42

Modificato mercoledì 03 dicembre 2008 14:16

Je vais bien mais vous pouvez vous en faire- Pour vous- si vous trainez encore ici-

Je Vais bien
Et ces mots ne raisonnent pas si faux- Malgré les sanglots qui demeurent- les déceptions qui s'accumulent- Comme tout humain- Comme tout humain qui a un ciel tantôt noir corbeau, tantôt gris poussière, tantôt blanc colombe, tantôt doré au dessus de leur tête d'humain avec ou sans chapeau.

C'est fini le temps des "tomates" cerises- mesurées ou rejetées- Ou bien si ça arrive encore- Ou bien si ça reste au fond de la gorge- si un matin j'ai la rage- et que comme d'habitude je ne peux m'en prendre qu'à moi même- Et bien pourquoi aller l'étaler ici- Pour venir faire du mortifère une jouissance de mots collectif- Pourquoi venir étaler mes os, mes entrailles et ma gerbe- alors que les possessifs ne sont pas de trop- ça ne regarde que moi-
Ce n'est pas facile de revenir ici- et d'écrire une suite- Je voudrai vous flanquer à la porte- Vous oublier- Vous oublier comme cette Leslie d'ici- que je reconnais à peine- Mais j'ai tant à vous dire pourtant- J'ai tant à vous montrer- Parce qu'un matin j'ai ouvert ma fenêtre pour regarder dehors- mais c'est faux- quelqu'un l'a fait pour moi- cette ouverture- Non pas un proche qui m'a caressé les cheveux avec toute sa compréhension semi- désirable: "Courage ma belle, t'es forte, ça va aller- j'ai confiance" Non pas un inconnu qui m'aime tellement parce que je suis "trop bien " d'avoir un blog d'anorexique boulimique pitoyable- Quelqu'un qui ne m'a rien demandé parce qu'il ne me connaissait pas- Quelqu'un à qui j'ai rien demandé- ou à peine- Qui m'est tombé dessus- ce beau matin ou je m'apprêtais à ouvrir la fenêtre mais que j'en étais pas tout à fait sûre-
Et d'emblée mon coeur s'est emballé- Oui souvenez vous la chose s'était éteinte depuis quatre ans- Pour qui et Pour quoi- ça c'est une autre histoire- Et d'emblée mon coeur m'a soulevé- Et d'emblée Mon dieu que c'est beau de regarder de si beaux yeux et de dire "je t'aime" tout simplement, parce que c'est vrai- de ressentir l'instant autrement qu'en s'éventrant- de laisser rentrer l'ailleurs- enfin pour une union intense- se sentir chez l'autre- Il fallait cet écho de l'extérieur- pour me faire regarder- enfin par cette fichue fenêtre au lieu de m'y jetter- Il fallait ces magnifiques entours pour regarder devant moi, au lieu de sauter sur mes sépultures et faire du bouche à bouche aux charognes du passé- Celles qui m'ont laissé un jour sur la route- et qui savent que j'ai perdu des années pour elles- et qui s'en foutent tellement- Parce que les gens ont déjà leur dose d'ennuis et de coin d'ombre pour s'inquiéter sur le sort d'une demeurée qui subit sa vie entre un pèse- personne et une cuvette de toilette- Parce qu'OK c'est bien embêtant mais on ne pouvait rien pour moi- pas même cette figure professionnelle aux yeux bleus marines- Pas même ces amis avec un vrai A- ceux que j'ai rencontré ici- Et les autres que je ne savais plus voir parce qu'attention "EUX" ne comprenaient pas- Eux les personnes normales, ATtention: énnemie, ennemie- "Mais tu peux pas comprendre- Pauvre de moi" - Et oui ces mots je les ai explicité- à demi-mots, à demi-gestes- je me suis enfermée sur moi à double tour jusqu'à ce que j'ai fini d'esquisser sur papier mes plus profonds linéaments- j'ai fait le tour de mes os- mon estomac- mon coeur et mes ongles- j'ai subit le poids d'un cerveau qui fout le camps- parce que des fois je me souvenais que ma passion c'était l'écriture et que je voulais être chercheuse et enseigner à l'université- Ah oui mais ça aussi ne pouvait pas fonctionner sans cette foutu fibre d'existence- La destruction- que je croyais- en pensant cela je donnais à toute ma non- confiance et en mes mots- une robe d'or qu'elle n'avait pas- et ne méritait pas finalement- Et oui, on me l'avait assez dit- j'écris maintenant 5 pages en deux heures et non plus 5 pages en 2 mois- c'est cela d'avoir quelque chose dans le corps- dans le coeur- Oui, on me l'avait assez dit et je n'ai jamais voulu le recevoir -Voilà pourquoi ça sert à rien de le dire ici- Parce que "personne ne peut comprendre" vous croyez, ou alors pire "tu comprends tellement bien ma chérie" mais je te lis entre les lignes parce que vois- tu j'ai encore les larmes d'avoir trop forcer ma gorge ou d'être rester 10 heures dans mon lit à ne pouvoir bouger et en m'imaginant manger un jour un festin avec ceci ou cela- un festin de tomates cerises- Je voudrai lui faire la peau à ce monde où c'est si beau de peindre sa volonté de se foutre en l'air ou d'aller se "faire soigner" ou de faire ces ENORMES 34 kg à tout cassé- je voudrai les aider à se casser en deux une fois pour toute- faut choisir- un jour- d'éteindre ou de rallumer la lumière- se hair ou se hair juste un peu- parce que se hair complètement c'est forcément trop s'aimer- "Odi" et "Amo" sont liés à jamais-

Le stigmate reste- et je suis encore emprunte à de gros soucis avec l'alimentation- mais je lui fonce dedans moi à cette alimentation- depuis quand le monde tourne autour d'une assiette- je mange trop dommage pour moi- je mange pas assez dommage pour moi- Mais juste pour moi- ça ne m'empêche pas de continuer à construire ce que j'ai entrepris sans m'arrêter des lustres sur ce point- parce que je vais pas faire pousser des fleurs avec ma psychologie ni avec ma psychose- Parce que chacun à son boulet de vie à porter mais il sourit quand même parce que des heures il ne pas l'a définit pas comme boulet - Parce qu'un matin il ferme sa petite gueule de prétentieux et il voit plus large- non pas doctissimo- non pas "mères en détresse" ou "faut sauver machin déjà crevé depuis 4 ans"- non pas tous ces blogs qui puent la non-humanité- malgré tout- parce qu'on s'on rend même pas compte qu'on a 36 0000 chapeaux de couches de langage déjà tournées et formulées maintes fois- Je vais pas vous dire non plus "regardez ailleurs" y a le ciel, les étoiles, le soleil, la Nature- Mon dieu- Quelle horreur- Tu es déjà cette nature toi- avec des étoiles à allumer- Regarde elles brillent pour certaines choses- c'est qu'en bifurquant le "droit", la normalité, tu en as trouvé une autre ou "ressentir intensément sans en crever" est une anomalie-.....

J'ai déjà perdu mon cher qui m'a montré que j'avais ces étoiles parce que je ne sais pas aimer- et ça bien avant ces tumultes alimentaires- ça fait partie de moi- à partir du moment ou j'aime- je détruis parce que j'aime trop fort- et je continuerai à le faire ainsi parce que je suis la même- je me sens vivre par cette intensité d'enfant- cette vitalité-

Je sais maintenant que je peux vivre cet extraordinaire de façon ordinaire- je sais maintenant que je peux m'emprunter de cette seconde si je la vois, si je la veux, si je la laisse me voir.

# Postato giovedì 04 settembre 2008 11:32

Modificato lunedì 08 settembre 2008 01:48

Conclusion.

En même temps que le mémoire, se tourne cette page de cet atmosphère qu'est ici, le blog, les blogs.
Je ne vais quand même pas continuer comme cet an passé à venir me plaindre sur le bout de courgette mesuré ou rejetté.
Je ne peux quand même pas continuer à me rattacher à ce style de cadre que je déteste et que je trouve pitoyable avec le peu de considération que j'ai sur moi.
Sur ce socle de futilité et de pur déni cérébral, j'ai fait des splendides rencontes chères, celles ci le savent, elles restent là, elles continuent avec moi. C'est aussi là paradoxalement, où j'ai pu trouver des écrits et des compréhensions rares, mais trop rares justement. Et être comprise est fatiguant en fait. Etre comprise ce n'est jamais vraiment tout à fait ça. Tous ces gens qui "comprennent "et qui une seconde, comme ça ,parsèment ce don de ces petites bulles sanguines- Il n'est pas là une minoration de l'autre pour une éloge d'un "je". C'est juste que ce je s'insatisfait de tout. Je suis juste dégoutée en permanence. Chaque écoulement de seconde est comme une contradiction- je veux la parcourir cette seconde, en ressentir la fibre éclatante qui me laisse à la surface mais la contradiction de ce qui est, ce que sont les choses, ce que sont les autres, l'impossibilité de laisser exister les entités de mon esprit- je vis dans cette frustration permanente. Mais le pire c'est que ce n'est pas une habitude, c'est une condition. Cette douleur. Et une raison. Je peux en moins dire, je vis et je ressens ça. Oh que non je ne m'aime pas, c'est que je n'aime rien. Les choses de vibration n'existe pas, c'est des pures trajectoires de l'esprit qui me font exister moi, mais elles n'ont aucune apesanteur. Aussitôt le monde vient et me rappelle que ce n'est que fiction- et lorsque je veux concrétiser, aller vers, Mes entours ridicules et l'erreur sur laquelle je repose me sont renvoyés ardemment.
J'ai par exemple rendu un mémoire qui ne me satisfera jamais. j'attends la suite pour continuer à me saupoudrer de la douleur que va me pourvoir sa lecture. Ben, ce n'est pas difficile,une indifférence en fait, parce que le monde s'en fout de ça, en fin de compte, de ces mots, ces émotions, de ce corps, de cette âme . Tout ce qui les intéresse c'est te regarder au loin et voir comment tu "continues", "franchies les bonnes étapes" "alors ça va?" , c'est de valider quelque chose, simplement- c'est juste ça un mémoire. "je vous avez oublié" signe tellement ça- l'illustre tellement bien! ça me fait presque sourire. Je vous donne mon erreur, ces 165 pages ne sont qu'un tumulte d'erreur, d'éclatement, un pur délire, an-empirique- articulé pourtant, avec la plus grande acuité sur le monde et les mots de grands auteurs. C'est juste ça mon torchon et ma ligne de vie est juste de continuer à en faire d'autres. Non pas sous les feux de ce qu'il faut faire, aller à l'étranger, dire mes idées en mille langues, être la parfaite enseignante, je crois que je préfère l'enfer qui règne ici,dans cette pièce trop noire et trop blanche que ce tableau trop commun, et surtout trop vivant. Poussez moi, il faut que, oui mais je le veux de telle façon et on me rappelle toujours à quel point je ne peux être, tenir dans ce monde de compétition- de contrats- d'affaires- de points gagnés- l'humain a un sourire de satisfaction animal qui me fait fondre de chagrin. Et TOI, mon dieu et LUI. Encore une fois- et dire que tu m'as encore fait tomber hier, et dire que tu peux encore le faire, et dire que je meure de ta non-présence depuis des années et que tu peux encore enlever le poignard pour le remettre plus fort, et plus intensément. La vérité est que c'est moi qui me le suis enfoncée ce poignard, dans cet élan vers toi que j'avais jusqu'alors contenu et retenu. La vérité est qu'encore une fois, c'est moi qui a tissé quelque chose d'inconsistant, de non validable, qui ne coule que par l'indifférence - et que là en écrivant ces mots, c'est encore comme ça que ça fonctionne puisque je communique toute seule. Le pire est que ton silence est naturel, juste fait de ton ordinaire, de ta vérité, et moi qu'est ce que je crois. Hier, sur le canapé de la fée, quand j'ai vu ça- que je l'ai senti la lame, que je les ai senti ces entours erronés- bien plus puissant que l'euphorie d'un poids qui chute- bien plus arrachant qu'un doigt dans la gorge- Ce BEAU que tu renvoies, que tu as posé là, Et qui n'est que le miroir d'à quel point je suis rien- comme si c'était la fin de ça- de cette espèce de quête de reconnaissance intellectuelle et corporelle- comme si ça légitimait enfin que je ne suis que vouée à perte- tant de "je t'aime" inconsistant sur cette terre. TANT. Et définitivement, je sais que les tiens, à un moment, envers moi, n'étaient que faux- comme ceux que j'ai pu dire, dans le temps à certains- parce que le vrai- celui que je te disais moi, et que je ne dis plus et que je ne dirai plus jamais- le vrai perdure et reste intact. Tu as légitimé la ligne vaine de ma passion, de moi. Ma conclusion.

# Postato sabato 14 giugno 2008 02:57

Modificato lunedì 08 settembre 2008 01:49

Dans les méandres de...

Mémoire- Il se finit- je commence à l'aimer- je commence même à en être fière- je voudrai presque le garder pour moi- Ils vont encore tout gâcher- je le sens-
Les paroles insinuantes- Moi? Quelle insulte! Elle est toujours là dans la gorge! L'insinuance c'est la tromperie, c'est le faux- Alors je passerai 10 heures par jour à essuyer ces saletés de parure et je perdrai mes instants à faire de l'insinuance?! Non ce n'est pas moi ça! J'existe quand j'écris, j'existe dans mes mots! Je suis affamée de ce que je vois, et c'est ça qui rend existant ce dont quoi je parle- Le temps est le mien et il m'a déjà assez mangé alors non quand je parle de mémoire, ce n'est pas insinuant, c'est juste inaccessible- quand je parle de ce que je ressens- soit ça pourrait être vu comme de la mise en scène- soit on me répond "Oui mais les cadres! " Et bien non je n'ai pas fait semblant quand toute la trame de mon enfance s'est modifié en novembre! et bien non je n'ai pas fait semblant quand j'ai fait ma première crise de boulimie deux semaines après- et bien non, ce n'était pas une excuse quand je me suis fait agressée en décembre, et non je ne fais pas semblant à reperdre le poids pris- et en être contente! Tout est vécu- tout est conscientisé et c'est bien ça ma tragédie!Alors l'insinuance, non- Et les cadres je leur crache dessus, c'est fini le temps où je me rêvais en professeur de l'université. Non pas que je ne veux plus être ça, mais je suis incapable de me projetter dans quelques années, y aura toujours des contours, des regards assoifés de compétition et de préjugés, cet écoeurement vital- je veux juste écrire et que quelques rares êtres humains me lisent jusqu'au bout, et me comprennent, je veux juste faire passer quelque chose!
Tenez ce que vous avez dit- Ne me dîtes plus rien- je suis à deux doigts de parvenir à l'arrivée-
Saleté d'Ecole qui ne dit rien des dates de soutenance! Et si c'était plus tôt?!

Et toi, qui ne me laisse que le silence, alors que je vide mes tripes pour toi ici et que je ne sais par quelle intuition,je te sens très près! Et je te vois rire de mes articles sur toi - et ne rien comprendre toi non plus- ne jamais rien comprendre- alors c'est que tu m'as toujours menti parce que ce que j'ai cru de nous ne peut pas être ça- même des années après- et oui- tu es l'une de mes veines et je me demande, selon les saisons, si tu mérites la seule chose que je peux offrir- mes mots- Qui font aussi fuir parfois- Que ça me fait rire quand quelques fibres de testostérone "s'intéressent à moi" et que je leur dis deux mots et qu'ils s'enfuient en courant! Où sont les cerveaux! Où sont les regards! Pardonnez ma prétention mais au diable les pauvres théories d'égocentrisme, je m'en fous, ça aussi c'est une catégorie, une bien pauvre catégorie! Je n'arrive pas à me déttacher de ce noyau de torpeur et d'emerveillement, ça dépend de quel côté on le prend en ouvrant les yeux, c'est tout! Et puis vous croyez quoi vous, que vous regardez le monde avec des yeux qui ne sont pas les votres? Tout passe par vous! Après c'est une question de léthargie cognitive

Et toi, que je hais, une partie de mon sang qui coule dans mes veines!!!!!!!!!

Solitude

# Postato venerdì 16 maggio 2008 06:16

Modificato lunedì 08 settembre 2008 01:51

L'eau colorée

8 ans. Marion me dit qu'elle a fait de l'eau colorée. Mon inspiration est enchantée. Une telle merveille est-elle possible ? Il paraît qu'il ne suffit que de gratter des craies et de les laisser reposer dans de l'eau. Il me tarde d'essayer- le temps est long jusque demain- jour favorable aux activités. « Cela ne sert pas à grand-chose » me prévient ma mère en observant ma préparation. Je gratte les craies et je les regarde flotter à la surface d'un verre d'eau. Quelle disgrâce par rapport à l'objet attendu...Je gratte et regratte. Je me souviens des paroles de Marion « ça fait de l'eau colorée ». De l'eau colorée : ça ne pouvait pas être que ça ! Je m'imaginais porter un arc- en-ciel. Être maîtresse d'une infinie beauté. J'y croyais tellement. Je n'ai plus les mots pour décrire ce que j'attendais. 8 ans. La vie a la perspective d'un miracle. Á 8 ans on ne dit pas qu'on rêve d'être ou de faire. « J'ai toujours rêvé... » Non c'est faux. Ce rêve là était la vie- sans tiroir et sans dépendance à une certaine lumière.

23 ans. Tout et rien a changé. Je crois toujours que j'ai des filaments magiques au bout des mains. Je crois toujours qu'à partir de moi seule- peut s'étendre la béatitude- un majestueux instant- Les objets sont devenus trop fades- ça ne se ressent pas assez- Le corps les a-t-il remplacé ou n'est-il qu'un appui pour s'apprêter à ? A espérer, A être déçu, A espérer de nouveau, A chercher, Ne rien trouver- De ses regards- De ses parures- Rien- Vivre une vie avec des rêves est peut-être la plus grande perte de l'être humain. Et je m'apprête toujours à y faire face- Et dans cette douloureuse illusion se trouve la candeur d'une l'innocence et de la passion- cela- qui me fait me lever chaque matin. Voilà pourquoi j'ai tant du mal à me détacher du rythme infernal et euphorique de s'apprêter à.

Je crois que je n'ai pas si mal. Le mal demeure quand l'autre m'arrache de l'instant. Quand tout porte à me stabiliser sur cette terre adulte- définitivement sans eau colorée.

# Postato lunedì 12 maggio 2008 01:41

Modificato lunedì 08 settembre 2008 01:52